Le mur de Bébé : 1- Bernard Martino

Du mur de Berlin au « mur de Bébé ».
Hier soir, je suivais, comme beaucoup, les cérémonies de commémoration de la chute du mur de Berlin. Et à la vue de ce mur de dominos géants qui tombaient peu à peu, comme autant de freins à la liberté – enfin levés, comme autant d’obstacles – enfin abattus, au respect de la personne de chaque Berlinois, j’ai soudain fait le rapprochement avec tous les freins, tous les obstacles qui longtemps, bien trop longtemps se sont opposés au respect des tout petits, à leur reconnaissance en tant que personnes.
C’est que je venais de lire le remarquable ouvrage de Bernard Martino « Le bébé est un combat ».

Découragement

C’est sans doute un effet de l’hiver qui approche, du soleil incliné, de la lumière diminuée…
Je n’ai jamais aimé novembre qu’il faut traverser dans la grisaille pour gagner décembre et voir les merles aller et venir sur les pelouses et faire des projets d’avenir. On sent alors un frémissement, le basculement vers des jours plus [...]

Surmoi et culpabilisations excessives

« Eh bien Petit-Bout je te dis : ce n’est pas grave au point de te punir toi même avec tant de sévérité. Rien n’est jamais grave à ce point. Moi aussi, vois-tu, quand j’étais petit comme toi maintenant, j’avais, comme toi une ou deux épines plantées je ne sais trop où et qui me faisaient bien mal, jusqu’au jour où mon grand-père à moi qui ne parlait pas souvent mais qui voyait tout et qui m’aimait bien et que j’adorais m’a parlé comme je te parle : lui aussi avait longtemps souffert dans son cœur et dans sa tête d’une vieille blessure qui avait saigné, suppuré sans soin, sans une parole apaisante.

Mais qui est donc Petit-Bout?

Entre souffrance et résilience, Petit-Bout dans tous ses états.
Très vite vous cesserez de vous interroger  « Mais qui est donc Petit-Bout ? », car vous saurez que ce Petit-Bout est multiple, ce Petit-Bout qui parle, qui crie, qui pleure ici souvent, mais qui souvent aussi rit, sourit, s’épanouit. Il change d’âge à la vitesse de la mémoire. Souvent un Petit-Bout [...]

Douleur de singe et pitié d’homme

Et j’ai vu ce Petit-Bout d’enfant singe se retourner sur le dos, tendre en hurlant de terreur ses mains dérisoires, non pas pour combattre m’a-t-il semblé, mais, dans la confusion sans doute de sa détresse, comme s’il espérait être pris et emporté loin du malheur.

Bourreaux et victimes

Dans la peau d’un pervers narcissique il y a toujours un bourreau chinois à l’ancienne.
Vous savez, ceux de « l’enfer » de nos bibliothèques, de nos fantasmes, de nos délires les plus angoissants, ces raffinés qui dit-on savaient « éplucher » longuement leur victime sans qu’elle ne cesse de hurler et d’être néanmoins consciente, la « ménager » pour pouvoir savourer [...]

Droits universels du tout petit .

En hommage à Nadine Plantevigne, qui a consacré toute sa trop courte vie à la cause des enfants et de leurs familles en difficulté, dans le cadre de l’ASERC (Association Socio-Educative de la Région Cognac).

Et si on parlait des droits de l’homme en devenir ?

J’aurais voulu que cette page soit accessible et modifiable par vous tous, [...]

Défenses individuelles après une grande souffrance

Petits bouts de petits bonheurs pour Petit-Bout anémié affectif

Un Petit-Bout malmené qui a survécu, ça vivote affectivement, c’est sobre, ça fait durer bien longtemps les petites bribes de bonheur grappillées çà-et-là : le regard affectueux de Bon-Chien, un câlin de Beau-Chat. Le sourire d’une dame, un mot gentil, un simple regard pas trop appuyé, un [...]

2- L’insupportable douleur des tout petits

Indignation, honte et impuissance
J’ai dit, il y a peu, toute ma compassion, toute notre douleur impuissante face à la douleur physique des tout petits qui ne savent plus que crier, hurler, mais qui très vite épuisés, se taisent, à bout de forces, ou ne font que geindre doucement, se berçant comme soudain autistes, de cette [...]

1- L’insupportable douleur des tout petits.

in-supportable : mais par qui ?

- Insupportable, intolérable par le tout petit lui-même, d’abord !

Mais surtout in-dicible (impossible à dire) par le tout petit, qui ne parle pas encore, qui ne parle pas encore assez bien, qui n’a pas les mots pour dire cette douleur sans nom et surtout sans sens, qui, soudain, [...]