Un long fleuve tranquille (de 3 à 6 mois)

Rappelez-vous mes tout débuts … et mes cent premiers jours, ici
Ah! oui, j’étais bien peu de choses…
Mais tout de même, je savais soulever ma tête, et quand j’étais en forme je pouvais la tenir droite : très tôt j’ai su sourire, “aux anges” quand j’étais dilaté de bon lait et de bien-être. Mais Maman était toute heureuse, très vite, elle a bien vu que c’était elle que je fixais , que je suivais du regard, que c’était elle qui déclenchait les plus belle risettes, que sa voix, l’odeur de son cou calmait mes pleurs mieux parfois que téton ou biberon - que je ratais quelquefois, ce qui n’arrrangeait pas mon impatience… Les voix et les bruits familiers m’apaisaient mais je n’aimais pas tout ce qui était fort en décibels et inconnu.
Côté réflexes primaires j’ai fait dans ces trois premiers mois de grands progrès avec ma menotte qui est capable de se resserrer - involontairement - comme un petit piège à objets, 4 doigts contre paume. Mais avec mes risettes, ce qui plaisait le plus à Maman c’était mes premiers “gazouillis”, ces petits bruits d’amour auxquelles elle savait si bien me répondre par de belles vocalises en “mamanais”: “aaaa beu, beu, reu… gue…mais il me parle mon petit père! aaaaaaaa…”

De 3 à 6 mois : le petit bolide met le turbo des progrès
Admirez un peu! je coordonne de mieux en mieux mes deux outils essentiels, l’œil et la main et je repère bien les beaux joujoux, le hochet rouge qui en plus fait un si joli bruit. Et ça n’a l’air de rien, mais je l’attrape volontairement et quand on me tend quelque chose d’intéressant, de beau, de coloré, de brillant, moi aussi, je tends la mainMais s’il disparaît, je ne le cherche pas. Et on croyait dur comme fer jusqu’à il y a quelques années que c’était parce que je ne maîtrisais pas pas encore ce que les savants appellent le schème de l’objet permanent. On pensait que mon petit cerveau débutant et inexpérimenté n’avait pas encore compris que les objets existent et demeurent, qu’ils ne se volatilisent pas comme ça sans raison - sans causalité - qu’ils n’apparaissent pas soudain comme au sortir du chapeau d’un magicien. Eh bien, on verra bientôt que dès les premiers mois, je sais, j’ai compris que le monde n’est pas que fantaisie, que la pensée magique a ses limites (sans doute celles de l’imaginaire, du rêve, des symboles… qui seront les merveilleux outils de mes fantastiques progrès à venir).
Pour l’instant, je n’ai que quelques mois et je sais que le hochet est toujours là, quelque part dans le fouillis du berceau, il existe aussi dans ma mémoire par toutes les belles et bonnes sensations qu’il m’a procurées, mon brave cerveau a bien travaillé, il a gravé, enregistré dans quelques sillons, dans quelques circuits - toujours remaniables -, toutes ces déjà si nombreuses expériences, et je sais que ce hochet a quelque chose de permanent, comme les yeux de maman, comme sa voix et son odeur.
Si je ne tente pas de “chercher” l’objet soudain disparu, ce n’est pas que je n’y crois plus - je ne suis pas un petit Saint-Sébastien qui ne croirait qu’en ce qu’il verrait - c’est que je ne peux pas encore l’attraper, chercher, fouiller, retourner : ma main, mon bras, (toute ma motricité) sont en retard sur sur mon cerveau, car je le vois, dans ma tête.
J’ai jusqu’à 10-12 mois pour vous prouver par mes gestes que je sais, et vous verrez que des chercheurs ont bidouillé de formidables expériences qui prouvent à coup sûr que tout petit, déjà, je m’attends à voir réapparaître un beau joujou que j’ai vu avancer puis disparaître derrière un écran : ma mine déconfite prouve ma déception de ne pas le revoir là où il devrait réapparaître et que je n’aime pas ces “blagues” inquiétantes d’un réel qui ne tient pas ses promesses…

Je n’en suis pas encore à examiner méthodiquement tout ce que je saisis : ma main est encore bien maladroite et mes doigts n’ont pas appris à tourner, retourner délicatement. Par contre, il y a un itinéraire parfaitement balisé, celui qui va de l’objet saisi - peu importe comment - à la bouche: je suce, suçote, mordille et salive tant et plus. À cet âge, j’apprends beaucoup par la bouche, l’œil n’a même pas à guider, je suis comme un petit aveugle qui tâtonnerait pour “apprécier” les qualités des choses. Mais attendez que mon déliement digital s’affine et vous verrez le virtuose!… et comme l’œil observe bien et volontairement, et comme à l’évidence, le cerveau note, mémorise, pour bientôt inventer des variations…
Je fais aussi de sacrés progrès en tonicité musculaire: je tiens bien droite ma tête et je peux rester un moment assis (mais il faut encore me tenir le dos). Je deviens curieux, déjà je veux me soulever, voir mieux, plus loin: À plat ventre, je joue - un peu - au petit Sphinx, mais je fatigue vite, plus vite encore quand je suis sur le dos et que j’essaie - mais oui! - de me soulever, je redresse la tête, j’arrive à décoller les épaules, souvent avec une belle grimace d’effort, je voudrais tant qu’on me prenne…
Déjà, j’aime le jeu : la preuve, je ris, aux éclats, mes gazouillis deviennent des cris de joie. J’aime ces “blagues”-là parce que je les connais, je les aime et je les espère, je ne m’en lasse pas alors qu’une disparition illogique me met mal à l’aise.

Autre malaise, bien douloureux et nocif pour moi, quand je sens - mais oui ça passe - que Maman n’est pas en forme, qu’elle n’a pas le moral. Rien de plus contagieux que ces moments de dépression, et alors, comme elle, je n’ai plus le goût à grand chose et je ne fais guère de progrès. Simplement pour vous rappeler que pour être heureux et performant, il me faut sentir la quiétude, l’équilibre de Maman, en tout cas que ces temps de tristesse ne deviennent ni coutumiers no trop durables.

Nous reparlerons bientôt de cet indispensable minimum vital de sécuriité et affective et matérielle indispensable à l’épanouissement du tout petit et de sa maman.

Les premiers pas

Comme promis, je vais tenter d’illustrer d’images fixes ou animées mes propos quelque peu ardus et abstraits.
Le but est de nous persuader encore mieux de la nécessité d’avoir avec nos tout petits, les nôtres génétiquement et ceux de notre entourage, ceux que nous croisons dans nos déplacements et nos voyages, des relations “positives”, structurantes, chaleureuses, en étant bien conscient que cette chaleur humaine que nous leur apporterons sera toujours un bon “placement” à long terme dont ils percevront s’il y a nécessité les “intérêts” sous la forme de pouvoir de “reconstruction” résiliente.
Nous allons donc répérer les témoignages imagés de l’efficacité de ces relations de stimulation sensorielle et affective des tout petits, les preuves évidentes de leurs progrès et de leur bonheur quand ils sentent bien que nous sommes heureux avec eux de leurs exploits.

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En quelques secondes l’essentiel est vu et exprimé: le bonheur partagé de la petite fille et de son papa : Bébé grandit, j’accepte son autonomie “Ouais!… dis donc!… Mais t’as plus besoin de personne!!…”

Premiers pas, première évasion…
Les premiers pas d’un tout petit, début magistral d’une autonomie, sont les prémisses des futures séparations qu’il faudra accepter: départ en colo, chez des amis, en pension, chez un mari, une belle-famille…

Des intentions à l’action.


Dans les premiers articles, je vous ai exprimé ma passion pour ce thème de la petite enfance de 0 à 3 ans, j’y ai mêlé théorie et convictions personnelles basées sur une longue expérience.

Nous savons maintenant que les outils de compréhension du futur écolier, puis de l’étudiant, de l’adulte, cela se forge et s’affine tout au long de la vie, mais que cela commence dès le jour de la naissance et, nous le verrons longuement, pendant la grossesse.

Nous savons que les progrès de ce petit bout qui n’a l’air de rien, tout démuni et dépendant qu’il est, sont fulgurants au début : L’école qui accueille un petit ignorant scolaire reçoit en fait un savant potentiel, fort déjà d’un outillage exceptionnel (et le cousin primate est définitivement distancé), fort aussi de sa motivation, de son désir de conquêtes.

Et ce bagage de compétences, d’aptitudes et d’attitudes, c’est la famille, souvent seule, trop seule, qui l’en a équipé.

Maintenant, nous allons ensemble essayer de passer à la pratique :

Comment aider un tout petit, ses parents, sa famille, la société ?

Ne nous croyons pas incompétents:

Par exemple, les parents ne sont pas des linguistes, et pourtant une mère aimante encourage toujours son tout petit à gazouiller, à faire ses areu, agueu, ba ba ba, ga ga ga, papapa… Elle se moque bien des imprécisions de l’articulation et de toute la phonétique. Elle parle à son petit bout une langue (qu’il faudrait enregistrer, filmer, en fait, puisqu’elle est riche aussi d’une infinité de mimiques) et que certains ont appelé le « mamanais » (une sorte de javanais…). L’essentiel de ce qu’il y a à comprendre dans ces dialogues passe parfaitement. Maman saisit très bien ce que Bébé lui « dit » et Bébé ne rate pas une miette du « discours » de maman : je t’aime, moi aussi, nous sommes un lingot d’amour en fusion. Fusion, effusions, confusion, il va bientôt falloir, dans quelques semaines commencer à sortir de cet amour fusionnel, afin que bébé débute son autonomie, que maman délaisse moins papa et les aîné(e)s…

Donc n’ayons pas peur, le miracle du progrès est facile : la potion magique, les sels du bain magique qui agissent à tous coups ce sont amour, affection, quiétude. Nous savons cela, surtout si nous sommes parents, grand-parents. Nous savons, nous avons su. Il suffit de vouloir et d’y croire même si ça n’a rien de spectaculaire, comme toute action qui se veut préventive (le pompier est toujours plus populaire que le vendeur d’extincteurs).

Donc, au travail, ensemble.

Partageons nos expériences, évoquons nos souvenirs, tout ce qui a « marché ». Le critère ? ça plaît à bébé, il ne s’en lasse pas, il tire tout le plaisir possible de quelque chose de nouveau, et presque toujours, la nouveauté, il adoooore ! à condition que ce soit à sa portée: sensation ( contact, son, goût, vue…), activité…

 

« Le métier de l’enfant c’est le jeu » (Pauline Kergomard, inspectrice générale des écoles maternelles)

Le jeu, c’est le contraire de l’inertie. S’il y a du jeu dans un assemblage, ça remue, ça peut bouger. Le nouveau-né ne cesse de se mouvoir, de bouger, de faire jouer ses articulations (celles qu’il peut). Le jeu, c’est l’activité, c’est la vie

Au début donc, bébé va jouer de son regard, même s’il est bien imparfait. Il va faire jouer ses bras, ses jambes : une infinité de sensations dont va jouer son cerveau. Souvent son corps joue tout seul, et parfois mal (coliques, douleurs).

Il va faire jouer ses poumons et faire jouer son souffle sur ses cordes vocales, premiers cris, et dès qu’il y a maîtrise du souffle et des sensations / perceptions qui en résultent, premiers sons quasi voulus, presque intentionnels, en remerciement pourrait-on dire de la qualité de la relation.

Comprenons bien : Pour « saisir » le monde, comment ça marche, il faut le tâter, tâtonner, faire bouger les uns par rapport aux autres les quelques éléments à sa portée. Bébé doit mettre en relation les choses, il doit expérimenter.

Bébé futur savant est toujours dans son labo, dans son atelier, il ne se lasse pas de bricoler avec ce vaste meccano dont les pièces ne sont pas que des objets. Le résultat n’est pas au début quelque chose de concret, de tangible, de photographiable, comme une tour de 3 cubes. Maman, papa, vous, un frère, le chat, voilà des « pièces » des tout premiers assemblages, perçues et « analysées » - ce sera le « jeu » des neurones (il y en a tout de même déjà 100 milliards dans cette petite grosse tête, elles vont générer des sensations diverses.

Le bébé, le tout petit ne cesse de jouer, il joue de ses savoir faire, il fait jouer ses « outils » (main, puis doigts aidés du regard). Peu à peu, il prend plaisir à certaines séries, certains enchaînements d’actions-sensation, et il les répète jusqu’à épuisement de tout le suc de plaisir possible : c’est ça au tout début, l’intelligence sensori-motrice, des petites combinaisons action / sensation-observation du résultat. Les spécialistes appellent cela des schèmes sensori-moteurs, nous on pourra dire qu’un schème c’est un petit scénario qu’il se répète jusqu’à satiété (c’est-à-dire jusqu’à ce qu’il découvre (souvent par hasard) une amélioration, une variante… Et vous verrez qu’on va finir par un beau et grand film qui sera primé aux oscars – par maman à coup sûr.

Ah ! certes au début, le metteur en scène n’est vraiment qu’un grand débutant : des séries de « gestes » qui tiennent plus de la décharge motrice involontaire, de la secousse nerveuse que de l’intention. Mais un jour il agrippe quelque chose, coin de drap, de doudou, et il secoue, il remue, surtout si en plus, merveille, ça fait du bruit, et parfois même de la musique.

Comprenons bien que nous, qui l’entourons, nous sommes des partenaires, souvent inconscients, involontaires de ces « jeux ». Mais nous pouvons aussi, intentionnellement être acteurs / partenaires de ces échanges sensorimoteurs. Ainsi ma motricité d’adulte qui caresse, qui fait des mimiques, qui émet des sons en « bêtifiant, qui prend, qui berce… peut engendrer des flots de sensations auxquelles il prendra goût, qu’il souhaitera voir se répéter.

 

Donc, si vous le voulez bien, nous allons faire une sorte de collection de tout ce que chacun de nous a senti comme efficace, positif, constructif pour un tout petit. Critères absolus : l’intérêt, l’attention, le plaisir, le désir que ça recommence, le progrès engendré - pas toujours évident.

En pratique, avant que le blog soit équipé d’un système de forum, faites partager vos expériences en ajoutant au bas de ce billet un « commentaire ».

Exemple :

Pierre (0;7) il est assis dans son transat, il enlève la serviette que j’ai mise sur son doudou. C’est la première fois qu’il le fait si bien exprès…

Hommage au tout petit

Oui, hommage et gloire au tout petit, au tout petit qui vient de naître, à celui qui fait ses premiers pas, à cet autre qui pleure son désespoir au seuil de la crèche, à cet autre encore qui entre confiant dans sa classe maternelle.

Hommage aussi à ce tout petit que nous avons tous été, à ce petit “moi” de notre préhistoire personnelle que nous ne connaissons le plus souvent que par des images et par ouï-dire.

Hommage surtout aux mères, à toutes les mamans, à la nôtre en particulier, qui ont su fabriquer ce chef-d’oeuvre potentiel qu’est tout bébé, mais surtout qui ont su lui donnner cette envie de vivre, de survivre, de ne pas se laisser aller malgré tant de faiblesse.

Oui, regardez-le comme il est pitoyable et vulnérable ce petit être vagissant. Mais voyez aussi combien cette grande dépendance fait le bonheur de l’entourage familial, comment à tant de demande de soins et de chaleur humaine correspond chez ceux qui l’entourent un immense besoin de dévouement, de protection.

La mystérieuse alchimie qui, de cette matière apparemment brute, va faire très vite une petite personne de 3 ans au caractère et à la personnalité déjà bien marqués, n’a besoin que de la chaleur douce des bras qui tour à tour le prennent, du “doux ramage humain” qui si vite le console et le rassure, et de bien d’autres bienveillances relationnelles et formatrices dont nous parlerons ensemble dans ce blog.

La naissance n’est que le début le plus facile. La conception, la grossesse sont en quelque sorte la part automatique, instinctive d’une vie. Au jour de la naissance débute la part la plus noble, la plus exaltante, mais aussi la plus importante. Mais nous le verrons, il suffit d’un minimum de quiétude et de sécurité matérielle et affective pour qu’agisse la merveilleuse complémentarité des besoins de soins et de dévouement

Le petit d’animal qui vient de naître est d’avance armé de tout un arsenal d’instincts, de savoir-faire quasi automatiques qui lui permettent très vite d’être autonome, de pouvoir se passer de sa mère.

Mais notre petit, à nous humains, n’a, au jour de sa naissance, que quelques vestiges du bagage animal d’instincts, de réflexes: il sait pour quelques jours seulement s’aggriper aux index de l’accoucheur; soutenu, il est capable d’esquisser quelques pas et même d’enjamber alors quand il le heurte l’obstacle placé sur son passage! Mais très vite, il redevient un petit être démuni, dépendant, qu’il est impossible, impensable d’abandonner, de délaisser ne serait-ce que quelques heures, qui semble n’avoir pour seuls savoir faire que les réflexes de sucer et de crier.

À l’évidence, il n’est pas fini, même si les mamies ont vérifié qu’il a bien son compte de doigts, quelques cheveux, pas de tache, que le petit bonhomme est bien un petit gars : il semble si inerte, si végétatif ce gros poupon vagissant que cela angoisse bien des mères qui sentent qu’il sera bien long et peut-être pas si tranquille que ça le fleuve de sa vie, que l’essentiel est à faire de maintenant à la maternelle.

Mais qu’elles se réjouissent de cet inachèvement apparent. Très vite ce bébé sera infiniment plus performant (selon les critères de la réussite humaine) que tout autre bébé animal (mais nous apprendrons à admirer la merveilleuse finition d’un adulte animal, la parfaite adaptation d’un loup à la “civilisation” loup).

Ce bébé, si vulnérable au départ, nous le verrons dans la sécurité des bras maternels, dans la tendre chaleur du cocon familial, dans les échanges et les relations affectives, accomplir des progrès spectaculaires, nous verrons s’édifier les bases de tous les progrès ultérieurs, nous assisterons à la construction d’une intelligence, à l’éclosion d’une personnalité.

À trois ans, l’essentiel du pouvoir apprendre est en place, l’école maternelle peut prendre le relais et exploiter ces bases que l’humble famille a pu assurer. Je reviendrai souvent sur l’intérêt de tous les éducateurs et enseignants à se pencher sur les berceaux, à entrer dans les crèches et autres pouponnières, à observer, admirer, aimer ces petites merveilles, leurs futurs élèves, pour mieux les aider, mieux les comprendre, les préparer à leurs activités scolaires à venir : oui, l’école est l’héritière obligée des familles.

Les progrès initiaux ont été si importants, et surtout si rapides dans les toutes premières années qu’on peut dire que le bébé est un bolide et que, paradoxalement, le petit enfant scolarisé est déjà un sage qui avance tranquillement, à une vitesse de croisière, fort de ses outils de compréhension du réel tout neufs et peu à peu affinés et de mieux en mieux maîtrisés, vers plus de savoir et de culture .

Et tout cela, nous le verrons et le répéterons souvent, nécessite sécurité affective et matérielle chez la maman, dans l’entourage familial, afin que chacun puisse s’y consacrer au mieux à la relation avec le tout petit.

Et ce bébé blog que j’ose mettre au monde dans une blogosphère que certains disent déjà surpeuplée, est lui aussi, forcément, bien vulnérable au jour de sa naissance. Et il aura bien besoin de votre bienveillance, de votre aide, de vos témoignages, de vos approbations comme de vos critiques. Merci d’avance de cette participation sans laquelle aucune réflexion ne peut progresser.