« Eh bien Petit-Bout je te dis : ce n’est pas grave au point de te punir toi même avec tant de sévérité. Rien n’est jamais grave à ce point. Moi aussi, vois-tu, quand j’étais petit comme toi maintenant, j’avais, comme toi une ou deux épines plantées je ne sais trop où et qui me faisaient bien mal, jusqu’au jour où mon grand-père à moi qui ne parlait pas souvent mais qui voyait tout et qui m’aimait bien et que j’adorais m’a parlé comme je te parle : lui aussi avait longtemps souffert dans son cœur et dans sa tête d’une vieille blessure qui avait saigné, suppuré sans soin, sans une parole apaisante.
Archivé sous: Petit-Bout, affectivité, douleur, enfance, enfant, parole, rêve, souffrance, surmoi, école | Tagué : affection, amour, apaisement, évaluation, cauchemars, culpabilisation, efficience, estime, génétique, honte, indulgence, joie de vivre, le bien, le juste, le mal, le vrai, morale, objectivité, obsession, pardon, parler vrai, parole, poison, répression, rêves, souffrance, surmoi | Laisser un commentaire »