Climats et micro-climats

Glaciations
Chaque planète de chaque Petit-Bout a son climat général et ses micro-climats.
Éole souffle parfois le froid sur les berceaux des Petit-Bout alors promis au malheur.
Rarement les Petit-Bout héritent de ces climats paradisiaques où l’on se baigne à longueur de jour dans des lagons de douce tendresse, où l’on est caressé par les ailes parfumées des alizés.
A peine sorti du ventre maternel Petit-Bout-Pas-de-chance est saisi par la rudesse du climat. Il est des contrées hostiles qui vivent mal la venue de Petit-Bout, où Petit-Bout tombe mal, pas-désiré-pas-voulu-pas-aimé. Là, tout de même, tout gluant et sanglant, pas beau, pas propre. Et ill va bien falloir le garder …

Il est des contrées, des constellations familiales où ça débute bien, où « le cercle de famille », accueillant, « s’élargit à grands cris » de joie, où l’on attendait ce Petit-Bout qu’on avait voulu et tendrement mitonné en ventre et en rêves.
Souvent la rudesse des temps chamboule ce doux nid désormais ballotté et peu à peu démantelé par la tempête.
La maladie, la dèche poisseuse surviennent. Papa et maman se retrouvent ensemble au chômage, ou bien papa s’en va et laisse maman pleurer sur son Petit-Bout que ses larmes, son silence et son désarroi détachent peu à peu de cet entourage qui ne réagit plus à ses avances, ses mimiques, ses risettes, ses cris, tout ce langage des petits qui ne parlent pas encore et que toutes les mamans comprennent si bien tant qu’elles ne sont pas désemparées par le malheur soudain.
Oui une insidieuse pollution d’insécurité peu à peu perturbe et affole le climat familial. Les bourrasques sont soudaines et imprévisibles - une catastrophe naturelle, un licenciement collectif, l’accident, la maladie… - et la petite planète familiale subit une brusque glaciation. Son Gulf Stream affectif s’arrête. Finie la douce tiédeur du cocon. Le froid polaire envahit tout et chacun frissonne et se raidit et ne peut plus guère penser qu’à soi.

Les Petit-Bout perçoivent immédiatement ces dérives climatiques qui rendent soudain irrespirable un air auparavant si doux, moins rassurants les bras de maman qui ne savent plus si bien se détendre et envelopper comme avant Petit-Bout en le serrant contre elle. Même le lait de maman à perdu de sa saveur.
Petit-Bout si aimé est en train de devenir un Petit-Bout négligé, délaissé.
Parfois, de plus en plus souvent maintenant, tant sont violents les tourbillons qui nous malmènent, la tourmente disperse la constellation familiale. Certains s’en vont vers un ailleurs parfois sans retour.

Que faire alors de ce Petit-Bout qui pleure toute la détresse du monde ou bien qui vous regarde, inerte et désormais parti pour l’indifférence, l’insensibilité, l’inadéquation de ses réactions. Petit-Bout ne peut plus ressentir le plaisir comme avant, par toutes les fibres de son être. Le désir s’est éteint en Petit-Bout. Petit-Bout est comme en hibernation.
C’est ainsi que les Petit-Bout tout petits se défendent : ils se mettent en veille, tournent au ralenti..

Mais si on aide Maman à surmonter son désarroi, son hébétude passagère, elle saura bien à nouveau comme toutes les mamans disponibles couler à son Petit-Bout un bain de chaleur affective et de quiétude.
Et dans ce micro climat alors retrouvé les Maman, toutes les Maman et leurs Bébé-Petit-Bout, de toutes les nuances de la gamme des ethnies, de toutes les cultures, savent à merveille entrecroiser les fils qui tisseront le caractère et la personnalité de leur Petit-Bout grandissant.

Petit-Bout sans famille
Parfois la Société, Dame Société, qui est une maîtresse dame et sait être énergique et prendre les problèmes à bras le corps, décide que pour son bien, il faut placer Petit-Bout.
Placer. Caser.
Une place pour chaque [Petit] chose et chaque [Petit] chose à sa place. Les dictons ont du vrai.
Ah! certes oui, Petit-Bout est placé…
Casé…
Cassé souvent…
On n’imagine pas à quel point c’est fragile un Petit-Bout. Et combien cette fragilité est paradoxale.

Et pourtant Dame Société fait tout ce qu’elle peut. Elle n’a vraiment rien à se reprocher. Tous les compartiments du casier où on a placé les Petit-Bout délaissés sont bien blancs et bien aseptisés. Pas la moindre bactérie dans les biberons, dans les purées. Les blouses sont blanches et leurs porteurs parfaitement qualifiés.
Et voyez l’ingratitude : il y a des Petit-Bout qui refusent de s’alimenter… « Tenez, regardez celui-ci, trois jours qu’il serre les lèvres quand je lui tends son biberon… Et l’autre, là, qui se balance, qui se balance. Et celui-là, vous voyez comme il se cogne la tête contre son lit… »
Beaucoup des Petit-Bout de l’Institution sont malades alors qu’ils ont tout, mais vraiment tout, pour bien pousser, tout est bien capitonné pour qu’ils ne se blessent pas, le chauffage vient d’être révisé…
Pasteur, s’il revenait, chercherait en vain un microbe.

“Mais regardez, là-bas, dans le coin, il y a ce Petit-Bout, qui refusait ses biberons, qui se laissait mourir, mais oui, et que la femme de ménage, vous voyez, prend dans ses bras, pendant sa pause, et qu’elle serre contre sa blouse, sa blouse un peu crasseuse forcément, ce n’est qu’une pauvre souillon qu’on emploie là, un peu par pitié. Et elle le caresse, elle le tripote de ses gros doigts rougis, elle le brasse, et elle l’embrasse, et elle lui chante des chansons de son pays. Et voyez comme avec elle, il se remet à manger, il gazouille, il fait une risette. Et elle ose nous le faire remarquer. On laisse faire. Tant pis s’il lui arrive quelque chose. Vous savez, c’est un Petit-Bout de pas grand chose, j’ai vu dans le dossier d’où ça vient : une pitié, du pauvre monde, vous savez.”

Ainsi se défendent parfois contre trop de souffrance affective les Petit-Bout tout petits: ils se mettent en veille, tournent au ralenti, ne se laissent plus saisir par le moindre désir. Ils sont là sans être là. Jusqu’à ce qu’ils rencontrent, s’ils ont de la chance, un vrai et chaud rayon de soleil, un coin de tiédeur où se réchauffer. Et ces précieuses bouillottes de tendresse sont souvent glissées par des mains discrètes, anonymes, pas du tout manucurées, des mains frustes qui font ça parce qu’elles ne savent pas faire autre grand chose d’autre, parce qu’elles savent qu’il n’y a que cela à faire quand un Petit-Bout entre en hypothermie affective.

Images témoins

Soyons persuadés de la nécessité de ne pas avoir une confiance naïve dans la seule bonne nature , et surtout d’agir, de nous sentir chacun co-responsable du devenir si vite compromis en cas de négligence de ces prodiges de possibles que sont les tout petits.
Oui, il nous faut agir, sur nous-mêmes pour bien nous persuader, nous motiver, et sur les tout petits et leur vécu familial statistiquement de plus en plus précaire.
En plus des échanges d’idées et de témoignages, l‘image, fixe ou animée, sera pour nous un moyen efficace de nous informer et de nous conforter dans nos convictions.

Sur le Web2, Le site flickr est un réservoir quasi inépuisable d’images (2 à 3 milliards en tout, de l’ordre de 3000 nouvelles chaque minute!…). Ces images sont classées en groupes et pools thématiques, plus ou moins partagées et accessibles… C’est galère à configurer!

Je me suis tout de même jeté à l’eau et j’ai tenté de créer un groupe, que j’ai baptisé, vous l’aviez deviné, toutpetits

Dans l’espace de présentation de notre groupe, j’ai écrit ceci, en espérant que ces quelques mots suffiront à préciser nos intentions et qu’ils sauront y motiver des envois d’images nouvelles (des “importations” dit-on dans le monde Flickr), ou de simples déplacements d’images depuis d’autres groupes:

La toute petite enfance de la naissance à 3 ans: Les preuves visuelles des progrès. // Les étapes de ces progrès (premier sourire, première dent, premierss pas…), // Les attitudes, les postures, les gestes, les progrès moteurs…
L’expression visible des sensations, des intérêts, des sentiments, seul ou face à des objets ou en groupe. // La constellation familiale (parents, proches, amis - y compris les animaux) // Les progrès de la socialisation (fratrie, lieux d’accueil)
Éveil des tout petits : stimulations sensorielles, activités provoquées, seul ou en interrelation.
Jeux, jeux, encore des jeux : simples, adaptés, gratuits ou presque.

Inventons des jeux d’objets naturels, pour le tout petit seul ou avec ses aînés ou un ou plusieurs adultes ; photographions ces jeux, l’intérêt et le plaisir qu’ils procurent et partageons ces images qui seront autant de preuves, de démonstrations que “le jeu est le métier [et le bonheur] de l’enfant”.
Participons au blog
www.toutpetits.wordpress.com

Sur le blog lui-même, je place le widget Flickr, un mini programme de WordPress qui sera en “prise directe” avec notre groupe “toutpetits” pour en afficher les images… s’il y en a!

Donc nous allons essayer de “meubler” ce groupe toutpetits d’images choisies par nous dans l’esprit esquissé ci-dessus (en italique et en retrait).
Pour cela il nous faut des outils de transfert d’images (Flickr dit “d’importation”) et éventuellement de traitement de ces images:
Je pense que vous trouverez les infos nécessaires sur cette page Aide/outils

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Des intentions à l’action.


Dans les premiers articles, je vous ai exprimé ma passion pour ce thème de la petite enfance de 0 à 3 ans, j’y ai mêlé théorie et convictions personnelles basées sur une longue expérience.

Nous savons maintenant que les outils de compréhension du futur écolier, puis de l’étudiant, de l’adulte, cela se forge et s’affine tout au long de la vie, mais que cela commence dès le jour de la naissance et, nous le verrons longuement, pendant la grossesse.

Nous savons que les progrès de ce petit bout qui n’a l’air de rien, tout démuni et dépendant qu’il est, sont fulgurants au début : L’école qui accueille un petit ignorant scolaire reçoit en fait un savant potentiel, fort déjà d’un outillage exceptionnel (et le cousin primate est définitivement distancé), fort aussi de sa motivation, de son désir de conquêtes.

Et ce bagage de compétences, d’aptitudes et d’attitudes, c’est la famille, souvent seule, trop seule, qui l’en a équipé.

Maintenant, nous allons ensemble essayer de passer à la pratique :

Comment aider un tout petit, ses parents, sa famille, la société ?

Ne nous croyons pas incompétents:

Par exemple, les parents ne sont pas des linguistes, et pourtant une mère aimante encourage toujours son tout petit à gazouiller, à faire ses areu, agueu, ba ba ba, ga ga ga, papapa… Elle se moque bien des imprécisions de l’articulation et de toute la phonétique. Elle parle à son petit bout une langue (qu’il faudrait enregistrer, filmer, en fait, puisqu’elle est riche aussi d’une infinité de mimiques) et que certains ont appelé le « mamanais » (une sorte de javanais…). L’essentiel de ce qu’il y a à comprendre dans ces dialogues passe parfaitement. Maman saisit très bien ce que Bébé lui « dit » et Bébé ne rate pas une miette du « discours » de maman : je t’aime, moi aussi, nous sommes un lingot d’amour en fusion. Fusion, effusions, confusion, il va bientôt falloir, dans quelques semaines commencer à sortir de cet amour fusionnel, afin que bébé débute son autonomie, que maman délaisse moins papa et les aîné(e)s…

Donc n’ayons pas peur, le miracle du progrès est facile : la potion magique, les sels du bain magique qui agissent à tous coups ce sont amour, affection, quiétude. Nous savons cela, surtout si nous sommes parents, grand-parents. Nous savons, nous avons su. Il suffit de vouloir et d’y croire même si ça n’a rien de spectaculaire, comme toute action qui se veut préventive (le pompier est toujours plus populaire que le vendeur d’extincteurs).

Donc, au travail, ensemble.

Partageons nos expériences, évoquons nos souvenirs, tout ce qui a « marché ». Le critère ? ça plaît à bébé, il ne s’en lasse pas, il tire tout le plaisir possible de quelque chose de nouveau, et presque toujours, la nouveauté, il adoooore ! à condition que ce soit à sa portée: sensation ( contact, son, goût, vue…), activité…

 

« Le métier de l’enfant c’est le jeu » (Pauline Kergomard, inspectrice générale des écoles maternelles)

Le jeu, c’est le contraire de l’inertie. S’il y a du jeu dans un assemblage, ça remue, ça peut bouger. Le nouveau-né ne cesse de se mouvoir, de bouger, de faire jouer ses articulations (celles qu’il peut). Le jeu, c’est l’activité, c’est la vie

Au début donc, bébé va jouer de son regard, même s’il est bien imparfait. Il va faire jouer ses bras, ses jambes : une infinité de sensations dont va jouer son cerveau. Souvent son corps joue tout seul, et parfois mal (coliques, douleurs).

Il va faire jouer ses poumons et faire jouer son souffle sur ses cordes vocales, premiers cris, et dès qu’il y a maîtrise du souffle et des sensations / perceptions qui en résultent, premiers sons quasi voulus, presque intentionnels, en remerciement pourrait-on dire de la qualité de la relation.

Comprenons bien : Pour « saisir » le monde, comment ça marche, il faut le tâter, tâtonner, faire bouger les uns par rapport aux autres les quelques éléments à sa portée. Bébé doit mettre en relation les choses, il doit expérimenter.

Bébé futur savant est toujours dans son labo, dans son atelier, il ne se lasse pas de bricoler avec ce vaste meccano dont les pièces ne sont pas que des objets. Le résultat n’est pas au début quelque chose de concret, de tangible, de photographiable, comme une tour de 3 cubes. Maman, papa, vous, un frère, le chat, voilà des « pièces » des tout premiers assemblages, perçues et « analysées » - ce sera le « jeu » des neurones (il y en a tout de même déjà 100 milliards dans cette petite grosse tête, elles vont générer des sensations diverses.

Le bébé, le tout petit ne cesse de jouer, il joue de ses savoir faire, il fait jouer ses « outils » (main, puis doigts aidés du regard). Peu à peu, il prend plaisir à certaines séries, certains enchaînements d’actions-sensation, et il les répète jusqu’à épuisement de tout le suc de plaisir possible : c’est ça au tout début, l’intelligence sensori-motrice, des petites combinaisons action / sensation-observation du résultat. Les spécialistes appellent cela des schèmes sensori-moteurs, nous on pourra dire qu’un schème c’est un petit scénario qu’il se répète jusqu’à satiété (c’est-à-dire jusqu’à ce qu’il découvre (souvent par hasard) une amélioration, une variante… Et vous verrez qu’on va finir par un beau et grand film qui sera primé aux oscars – par maman à coup sûr.

Ah ! certes au début, le metteur en scène n’est vraiment qu’un grand débutant : des séries de « gestes » qui tiennent plus de la décharge motrice involontaire, de la secousse nerveuse que de l’intention. Mais un jour il agrippe quelque chose, coin de drap, de doudou, et il secoue, il remue, surtout si en plus, merveille, ça fait du bruit, et parfois même de la musique.

Comprenons bien que nous, qui l’entourons, nous sommes des partenaires, souvent inconscients, involontaires de ces « jeux ». Mais nous pouvons aussi, intentionnellement être acteurs / partenaires de ces échanges sensorimoteurs. Ainsi ma motricité d’adulte qui caresse, qui fait des mimiques, qui émet des sons en « bêtifiant, qui prend, qui berce… peut engendrer des flots de sensations auxquelles il prendra goût, qu’il souhaitera voir se répéter.

 

Donc, si vous le voulez bien, nous allons faire une sorte de collection de tout ce que chacun de nous a senti comme efficace, positif, constructif pour un tout petit. Critères absolus : l’intérêt, l’attention, le plaisir, le désir que ça recommence, le progrès engendré - pas toujours évident.

En pratique, avant que le blog soit équipé d’un système de forum, faites partager vos expériences en ajoutant au bas de ce billet un « commentaire ».

Exemple :

Pierre (0;7) il est assis dans son transat, il enlève la serviette que j’ai mise sur son doudou. C’est la première fois qu’il le fait si bien exprès…

Feuërstein et le PEI (Programme d’Enrichissement Instrumental)


 

À peine adolescent, Reuven Feuërstein avait déjà la réputation de savoir apprendre à lire et à écrire aux adultes illettrés de son voisinage.

Plus tard, il a su « sauver » culturellement des enfants de déportés disparus. On pourrait dire maintenant, à la lumière des éclairages de Boris Cyrulnik, qu’il a su être pour tous ces enfants gravement traumatisés un « pilier de résilience » et réactiver chez eux des leviers, des moteurs de survie mis en place le plus souvent, bien avant les catastrophes, dans la toute petite enfance, dans la chaleur et le bonheur des premières relations maternelles et familiales.

Il a su « récupérer » les juifs éthiopiens souvent ethniquement croisés qui depuis plusieurs générations avaient totalement perdu leur culture juive.

Il a ainsi accompli des « miracles » didactiques et relationnels, et peu à peu, à partir de ce vécu et de convictions profondes, théorisé sa méthode et ses outils du PEI (un peu à la manière de Freud dont la psychanalyse fut à la fois une pratique et une théorie)

Il est utile de savoir la récupération « marchande » qui a été faite des techniques de Feuërstein : il est bon pour un cadre (adulte donc et bac ++ , on est loin des orphelins de déportés ou des juifs d’Éthiopie) de faire un stage PEI. Ce qui prouve à coup sûr que ces outils d’enrichissement instrumental ne sont pas que d’acquisition, mais que surtout ils génèrent des attitudes efficaces dans la confrontation aux problèmes à résoudre, des stratégies performantes d’apprentissage, d’acculturation. Que des adultes décideurs progressent n’est pas en soi une mauvaise chose, mais cela risque de les conforter dans un sentiment de supériorité et de donner à penser que ces techniques nécessiteraient une intelligence adulte déjà bien en place, ce qui est une erreur fondamentale. L’apport le plus précieux de Feuërstein concerne chez les enfants en grande difficulté la remédiation intellectuelle, la restauration des attitudes de confiance en soi par l’évidence de réussites, l’importance de la médiation (le « passage », la transmission de savoirs, de compétences, d’attitudes) dans cette relation triangulaire : enfant, connaissance, médiateur.

Cette acte de médiation, pour être efficace au point de restaurer l’espoir et la confiance chez les plus déprimés ou révoltés des enfants en échec, suppose chez le « passeur » une authentique générosité qui ne se satisfait que de l’évidence du bonheur, de l’équilibre retrouvés chez l’enfant.

 

Un livre précieux explique longuement ces processus de restauration des attitudes et des aptitudes :

Rosine DEBRAY « Apprendre à penser - Le programme de R. Feuërstein: une issue à l’échec scolaire » ESHEL 1989

Vous y apprendrez que l’intelligence d’un enfant est une construction, que rien n’est jamais perdu, qu’il s’agit souvent de restaurer, de reconstruire, de consolider, d’apprendre ou de réapprendre à l’enfant des techniques de saisie, de compréhension du réel, du monde, de lui donner des outils, des instuments efficaces.

PEI ne signifie pas Programme d’Enrichissement Intellectuel. Non ce I ( et c’est très important) signifie Instrumental. Oui ce sont les outils et les techniques du médiateur, du PEI de Feuërstein, qui sont intelligents et qui rendent intelligent, qui construisent ou restaurent l’intelligence. Et vous saurez que l’essentiel est à coup sûr le climat affectif, chaleureux et généreux, dans lequel baigne la transmission, le « passage » de compétences de celui qui sait à celui qui ne savait pas ou ne savait plus ou qui avait perdu tout désir d’apprendre.

J’ai envie de dire à propos du formidable livre de Rosine DEBRAY, comme sur la page 4 de couverture d’un livre qui nous avait beaucoup fait rire dans notre jeunesse – mais on savait encore rire de choses gentilles (« L’œuf et moi » de Betty Mc Donald) – quelque chose comme : « Si vous ne pouvez acheter ce livre, empruntez-le, volez-le… »

Mais je pense que ce lien vous aidera dans vos recherches, s’il n’est pas chez votre libraire ou dans votre bibli personnelle ou de quartier : http://www.google.fr/books?id=c_GXAAAACAAJ&dq=inauthor:Rosine+inauthor:DEBRAY&lr=lang_fr&as_brr=0&rview=1