CitaRefs (citations et références)

Brazelton (T. Berry) Famille “Trop de jeunes familles sont à présent seules et isolées, à un moment où la structure et le soutien d’un groupe plus large pourraient être pour elles un immense bienfait,” (”Trois bébés dans leur famille, Laura, Daniel et Louis”)

Brazelton (T. Berry) Maternité (retour de la ~ ) “L’adaptation physique de la mère après la naissance dure plusieurs semaines. Cette adaptation va épuiser ses ressources, tant physiques qu’émotionnelles, et très souvent va l’empêcher de bien dormir, de manger convenablement, de contrôler ses émotions. Beaucoup de jeunes mères m’ont avoué que durant les premières semaines où elles se retrouvaient chez elles, elles avaient tout le temps envie de pleurer.” (T. Berry Brazelton “Trois bébés dans leur famille, Laura, Daniel et Louis”)

Brazelton (T. Berry) Père “Le jeune père, lui, est désireux de participer, de devenir le père qu’il a rêve d’avoir, avant de rêver de l’être.” (”Trois bébés dans leur famille, Laura, Daniel et Louis”)

Cyrulnik (Boris) « La distinction inné/acquis n’a pas de sens, sauf pour la personne qui souhaite en faire un usage idéologique » (« La résilience : le réalisme de l’espérance »)

Cyrulnik (Boris) « La résilience de l’enfant se construit dans la relation avec autrui, dans un « tricotage » de l’attachement. La communication intra-utérine, la sécurité affective des premiers mois de la vie, puis l’interprétation que l’enfant donne aux événements sont autant d’éléments favorisant la résilience. » (« La résilience : le réalisme de l’espérance »)

Cyrulnik (Boris) « La résilience de l’enfant se construit dans la relation avec autrui, dans un « tricotage » de l’attachement. La communication intra-utérine, la sécurité affective des premiers mois de la vie, puis l’interprétation que l’enfant donne aux événements sont autant d’éléments favorisant la résilience. » (« La résilience : le réalisme de l’espérance »)

Cyrulnik (Boris) « René Spitz a mis en évidence le risque vital subi par les petits Anglais « fracassés » par les bombardements de Londres [in « La Première Année de la vie », Puf, 1963]. Selon le fracas social, 40% à 80% des enfants décèdent, alors qu’ils sont sains biologiquement et neurologiquement. » (« La résilience : le réalisme de l’espérance »)

Cyrulnik (Boris) « Reprenons la métaphore du tricot qui consiste à dire qu’un enfant seul n’a aucune chance de se développer, un enfant blessé, seul n’a aucune chance de devenir résilient. Il faut qu’avant le fracas soit imprégné au fond de sa mémoire quelque chose qui ait créé une stabilité interne lui permettant d’affronter le coup, puis de rebondir. » (« La résilience : le réalisme de l’espérance »)

Cyrulnik (Boris) « Une mère stressée, vivant dans des conditions sociales très dures, avec un mari violent, secrète des molécules de stress qui parviennent à franchir le filtre placentaire. On voit instantanément le bébé accélérer son cœur ou sursauter, avoir le hoquet, en bref il perd sa tranquillité. » La résilience : le réalisme de l’espérance »)

Dolto (Françoise) « Pour les Gitans musiciens, dans le clan, le groupe, la tribu, je ne sais pas comment ils disent, quand le meilleur musicien d’un instrument se sent vieillir, ils parlent entre eux : « Il faudrait bien qu’il y ait un enfant qui reprenne », et pendant les six dernières semaines de la grossesse d’une des femmes enceintes, ce meilleur musicien vient jouer tous les jours pour le fœtus, et puis encore tous les jours durant les quelques semaines qui suivent sa naissance; il vient jouer tous les jours, pour le bébé, et ce qu’il joue le mieux. On laisse les choses comme ça, et on est sûr que cet enfant-là prendra cet instrument en grandissant. » (« Tout est langage »)

Dolto (Françoise) Odorat « Sur le plan de la demande, l’olfaction est nécessaire au début. La demande peut être de besoin ou de plaisir. Sur ce plan donc, l’olfaction est le moyen discriminatif qu’a l’enfant pour savoir que c’est bien l’interlocuteur dont il a besoin et désir. » (« Solitude »)

Dolto (Françoise) Père « Est ressenti père, par l’enfant petit, l’homme qui rend maman plus heureuse. Tout géniteur n’est pas un père. C’est l’homme qui donne plus de sécurité à maman lorsqu’il est présent que quand il n’est pas là. C’est celui dont elle s’inquiète s’il est absent plus que d’une autre personne tierce familière qu’il voit autour d’elle. » (« Solitude »)

Dolto (Françoise) Séparation « Pour qu’il se connaisse comme tube digestif personnel, il faut qu’il ait quitté souvent sa mère, qu’il ait faim tout seul, qu’elle l’apaise, mais aussi que parfois que ce soit une autre personne qui lui donne cet apaisement et non la mère, avec, pour lui, certains désagréments, parce qu’il n’a pas tout ce qu’il cherche. Il a de quoi combler faim et soif, pour son appareil digestif en état de manque, il a l’agrément du change de ses langes, mais il n’a pas la voix, il n’a pas l’odeur ni le rythme connus de sa mère. Et pourtant, il vaut mieux ça que rien du tout, et c’est peu à peu qu’il reconnaît que lui-même peut survivre en n’ayant pas la satisfaction de ses désirs, mais seulement l’apaisement des besoins. » (« Solitude »)

Dolto (Françoise) Séparation « Tout enfant, si jeune soit-il, doit être initié à la tension de ses désirs, qui donne valeur aux retrouvailles, dans l’apaisement de ses besoins, indépendamment de celui de ses désirs. « Une fois séparé physiquement de la mère, il faut que l’espace soit « mamaïsé » : toute ambiance peut avoir couleur de maman, toute odeur un peu référée à celle de maman, même absente, tout peut être nimbé de maman. Alors, il est en sécurité, si elle, familière des lieux et des personnes auxquelles temporairement elle le confie, l’est aussi. » (« Solitude »).


Dolto (Françoise) Solitude « …la solitude m’a toujours accompagnée, de près ou de loin. Comme elle accompagne tous ceux qui, seuls, tentent de voir et d’entendre, là où d’aucuns ne font que regarder et écouter » (« Solitude »)

Enfant seul Cyrulnik (Boris) « Reprenons la métaphore du tricot qui consiste à dire qu’un enfant seul n’a aucune chance de se développer, un enfant blessé, seul n’a aucune chance de devenir résilient. Il faut qu’avant le fracas soit imprégné au fond de sa mémoire quelque chose qui ait créé une stabilité interne lui permettant d’affronter le coup, puis de rebondir. » (« La résilience : le réalisme de l’espérance »)

Famille
Brazelton (T. Berry) “Trop de jeunes familles sont à présent seules et isolées, à un moment où la structure et le soutien d’un groupe plus large pourraient être pour elles un immense bienfait,” (”Trois bébés dans leur famille, Laura, Daniel et Louis”)

Fracas social Cyrulnik (Boris) « René Spitz a mis en évidence le risque vital subi par les petits Anglais « fracassés » par les bombardements de Londres [in « La Première Année de la vie », Puf, 1963]. Selon le fracas social, 40% à 80% des enfants décèdent, alors qu’ils sont sains biologiquement et neurologiquement. » La résilience : le réalisme de l’espérance »)

Inné-Acquis Cyrulnik (Boris) « La distinction inné/acquis n’a pas de sens, sauf pour la personne qui souhaite en faire un usage idéologique » (« La résilience : le réalisme de l’espérance »)

Maternité
(retour de la ~)
Brazelton (T. Berry) “À chaque fois qu’il [le mari] l’aidait à s’occuper du bébé, elle se sentait exaspérée. Et s’il s’en occupait tout seul, le bébé se mettait à pleurer. Pour finir, c’était elle qui était obligée de consoler tout le monde. » (”Trois bébés dans leur famille, Laura, Daniel et Louis”)

Maternité
(retour de la ~)
Brazelton (T. Berry) “L’adaptation physique de la mère après la naissance dure plusieurs semaines. Cette adaptation va épuiser ses ressources, tant physiques qu’émotionnelles, et très souvent va l’empêcher de bien dormir, de manger convenablement, de contrôler ses émotions. Beaucoup de jeunes mères m’ont avoué que durant les premières semaines où elles se retrouvaient chez elles, elles avaient tout le temps envie de pleurer.” (”Trois bébés dans leur famille, Laura, Daniel et Louis”)

Mère stressée Cyrulnik (Boris) « Une mère stressée, vivant dans des conditions sociales très dures, avec un mari violent, secrète des molécules de stress qui parviennent à franchir le filtre placentaire. On voit instantanément le bébé accélérer son cœur ou sursauter, avoir le hoquet, en bref il perd sa tranquillité. » La résilience : le réalisme de l’espérance »)

Odorat Dolto (Françoise) « Sur le plan de la demande, l’olfaction est nécessaire au début. La demande peut être de besoin ou de plaisir. Sur ce plan donc, l’olfaction est le moyen discriminatif qu’a l’enfant pour savoir que c’est bien l’interlocuteur dont il a besoin et désir. » (« Solitude »)

Père Brazelton (T. Berry) “Le jeune père, lui, est désireux de participer, de devenir le père qu’il a rêve d’avoir, avant de rêver de l’être.” (”Trois bébés dans leur famille, Laura, Daniel et Louis”)

Père Dolto (Françoise) « Est ressenti père, par l’enfant petit, l’homme qui rend maman plus heureuse. Tout géniteur n’est pas un père. C’est l’homme qui donne plus de sécurité à maman lorsqu’il est présent que quand il n’est pas là. C’est celui dont elle s’inquiète s’il est absent plus que d’une autre personne tierce familière qu’il voit autour d’elle. » (« Solitude »)

Proust (Marcel) «…et je sens tressaillir en moi quelque chose qui se déplace, voudrait s’élever, quelque chose qu’on aurait désancré, à une grande profondeur; je ne sais ce que c’est, mais cela monte lentement ; j’éprouve la résistance et j’entends la rumeur des distances traversées. » (« Du côté de chez Swann »)

Résilience Cyrulnik (Boris) « La résilience de l’enfant se construit dans la relation avec autrui, dans un « tricotage » de l’attachement. La communication intra-utérine, la sécurité affective des premiers mois de la vie, puis l’interprétation que l’enfant donne aux événements sont autant d’éléments favorisant la résilience. » (« La résilience : le réalisme de l’espérance »)

Royal (Ségolène) Effet Pygmalion « Dans le domaine des apprentissages comme dans celui de la maltraitance, l’ennemi principal est parfois ce déterminisme fait de mauvaise vulgarisation sociologique et psychologique, épris de reproduction sans espoir. Ce déterminisme-là voudrait que, parce que les parents n’ont pas aimé l’école, leurs enfants y échouent forcément et que la répétition soit la malédiction sans appel de tous les maltraités, qui, forcément, maltraiteront un jour. » Voir Tp

Royal (Ségolène) Maltraitance sociale «… la pauvreté, la précarité, le surendettement, les vies assaillies de toutes parts par la difficulté sont, pour les enfants qui les vivent et pour leurs parents, une maltraitance sociale à laquelle il n’y a pas lieu, non plus, de se résigner.» Voir Tp

Royal (Ségolène) Résilience « …une approche où l’attention due aux victimes oblige à ne jamais s’incliner devant la loi du silence… une approche qui refuse de passer du malheur inaudible, qui était jadis la règle, au malheur obligé, qui serait l’inéluctable destin de ceux qui ont souffert ». Voir Tp

Royal (Ségolène) Résilience « …le mot pour dire ce que je constatais : l’intensité de la souffrance, aussi la capacité de résistance des enfants maltraités, leur étonnante propension (pour peu qu’on les accompagne intelligemment et leur offre les points d’appui adéquats) à rebondir, à repartir, à faire que la vie l’emporte sur la mort, alors même qu’on aurait pu les croire définitivement cassés. » Voir Tp

Séparation Dolto (Françoise) « Pour qu’il se connaisse comme tube digestif personnel, il faut qu’il ait quitté souvent sa mère, qu’il ait faim tout seul, qu’elle l’apaise, mais aussi que parfois que ce soit une autre personne qui lui donne cet apaisement et non la mère, avec, pour lui, certains désagréments, parce qu’il n’a pas tout ce qu’il cherche. Il a de quoi combler faim et soif, pour son appareil digestif en état de manque, il a l’agrément du change de ses langes, mais il n’a pas la voix, il n’a pas l’odeur ni le rythme connus de sa mère. Et pourtant, il vaut mieux ça que rien du tout, et c’est peu à peu qu’il reconnaît que lui-même peut survivre en n’ayant pas la satisfaction de ses désirs, mais seulement l’apaisement des besoins. » (« Solitude »)

Séparation Dolto (Françoise) « Tout enfant, si jeune soit-il, doit être initié à la tension de ses désirs, qui donne valeur aux retrouvailles, dans l’apaisement de ses besoins, indépendamment de celui de ses désirs. Une fois séparé physiquement de la mère, il faut que l’espace soit « mamaïsé » : toute ambiance peut avoir couleur de maman, toute odeur un peu référée à celle de maman, même absente, tout peut être nimbé de maman. Alors, il est en sécurité, si elle, familière des lieux et des personnes auxquelles temporairement elle le confie, l’est aussi. » (« Solitude »)

Solitude Dolto (Françoise) « …la solitude m’a toujours accompagnée, de près ou de loin. Comme elle accompagne tous ceux qui, seuls, tentent de voir et d’entendre, là où d’aucuns ne font que regarder et écouter » (« Solitude »)

Tomkiewicz (Stanislaw) Le concept de d’invulnérabilité « …implique une qualité d’être humain qui lui est à la fois intrinsèque (voire génétique), permanente tout au long de sa vie et absolue (quelle que soit la nature de l’agression ou du traumatisme). Boris Cyrulnik nous montre dans ses textes, comment la résilience, au moins telle que nous la concevons en France, est au contraire pour une large part acquise, variable au fur et à mesure du déroulement de l’existence et différentielle selon la nature du stress. » Voir Tp

Tomkiewicz (Stanislaw) Le concept de vulnérabilité «…sa dictature était si puissante, que… dans notre traité [« L'enfant et sa santé » Doin, 1987], nous avons consacré un long chapitre à la vulnérabilité [et] nous n’avons, à notre grande honte, même pas mentionné le terme de résilience, et ceci quatre ans après qu’Emmy Werner eut porté ce concept sur les fonts baptismaux. » Voir Tp

Winnicott (D. W.) Expérience « Mon expérience m’a conduit à reconnaître que les patients dépendants ou profondément régressés peuvent en apprendre plus à l’analyste sur la première enfance, que ce qu’il peut tirer de l’observation directe du nourrisson et du contact avec des mères qui s’occupent de leur nourrisson. » (« Processus de maturation de l’enfant »)

Winnicott (D. W.) Honnêteté, pragmatisme « Lorsque je pratique la psychanalyse, je vise à :
Rester vivant,
Rester en bonne condition,
Rester éveillé.
Je vise à être moi-même et à me comporter comme il faut.
Ayant commencé une analyse, je m’attends à la poursuivre et à y survivre, à la mener à son terme.
Analyser me procure du plaisir, mais j’anticipe toujours avec joie la fin de chaque analyse. L’analyse pour l’analyse ne signifie rien pour moi. Je pratique l’analyse parce que le patient a besoin de passer par là. Si le patient n’a pas besoin d’analyse, je fais autre chose.
Dans l’analyse, on se pose la question de savoir jusqu’à quel point on peut se permettre d’avance. Dans ma clinique, au contraire, ma devise est : Quel est le minimum indispensable ? » (« Processus de maturation chez l’enfant »)

Winnicott (D. W.) Mères « Elles s’identifient de plus en plus au bébé qu’elles portent et cet état persiste au moment de sa naissance pour cesser progressivement au cours des quelques mois suivants. Grâce à cette identification à l’enfant, elles savent plus ou moins ce dont il a besoin. Je pense à des choses vitales telles que : être porté, être tourné, être couché et pris, être soigné et naturellement être nourri, intervention qu’il faut assurer en se montrant sensible à ce que ressent l’enfant, ce qui implique davantage que la satisfaction d’un instinct. Toutes ces choses facilitent les premières étapes des tendances à l’intégration chez le nourrisson et le début de la structuration du moi. On pourrait dire que la mère transforme le moi faible du nourrisson en un moi plus fort, parce qu’elle est là, affermissant chaque chose, comme une direction assistée sur un autobus. » (« Processus de maturation chez l’enfant »)

Winnicott (D. W.) Première enfance « Je vais montrer que les enfants sont malades très précocement, et si la théorie ne colle pas avec ça, elle n’aura qu’à s’adapter et c’est tout. Et ça s’est passé comme ça ! » (« Sur DWW par DWW »)

Winnicott (D. W.) Toute première enfance « Pendant vingt ou trente ans, je fus un phénomène isolé. Il n’y avait alors aucun analyste qui fût également pédiatre. A cette époque, dans les années vingt, tout était centré sur le complexe d’Œdipe. L’analyse des psychonévroses conduisait l’analyste à revenir sans cesse sur les angoisses relevant du domaine de la vie pulsionnelle, dans la relation de l’enfant avec ses deux parents, vers l’âge de 4-5 ans. Pourtant, d’innombrables histoires de cas me montraient que les enfants qui avaient des troubles névrotiques, psychotiques, psychosomatiques ou antisociaux, avaient manifestés des difficultés dans leur développement affectif au cours de la toute première enfance et même au stade du nourrisson. »

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